Inspiré par Guillaume Musso

 

Pour vous, je travaille sans trêve. Je prends place devant mon écran d’ordinateur et j’écris. Sous l’effet du café noir, je sens le processus s’enclencher. Je suis lancé : rien ni personne ne semble pouvoir m’arrêter. Mes doigts courent sur le clavier.

 

Choisis avec le plus grand soin, mes mots expriment des tas d’idées. Toutes ces idées, je suis heureux de les partager. Je ne sais si elles sont bonnes ou mauvaises : vous seuls me le direz. Au fil des pages, sur différents sujets, mon point de vue est exposé.

 

Mes plus belles valeurs, je les défends sans hésiter. Je suis fidèle à mes convictions et le resterai. Des questions, je vous en pose des milliers. Vous y répondez si vous le souhaitez. Dans un cas ou dans l’autre, je n’ai rien à regretter.

 

En votre compagnie, je peux me défouler et parfois même me soulager. Sans vous, cette belle aventure n’aurait jamais commencé. Pour votre soutien sans faille, votre fidélité, je ne vous remercierai jamais assez.

 

Pour vous faire rêver, vous permettre de vous évader, je laisse libre cours à mon imagination. Mon cerveau est en ébullition. Je construis des personnages au gré de mon inspiration. Je dirais même plus : ces êtres de papier s’imposent à moi. Ils élisent domicile au plus profond de mon cœur, s’y invitent sans jamais me laisser le choix.Ils grandissent, évoluent malgré moi. Je les aime de toutes mes forces. Vous êtes mes racines ou mes alliés, ils sont ma sève et mon écorce.

 

Si vous me donnez le courage de monter au front, vous pouvez également me mettre sous pression. Je crains parfois de vous déplaire ou de causer votre déception. Malgré l’expérience, je pourrais ne pas parvenir à remplir ma mission.

 

Pour vous satisfaire, j’aimerais parfois disposer de délais plus longs. En effet, bien que je sois passionné, il m’est difficile de renoncer à totue distraction. De temps à autres, je dois m’aérer l’esprit et détourner mon attention. Pour rester efficace, je n’ai pas d’autre solution.

 

Les libraires et journalistes ne cessent de me solliciter. Du nord au sud de la France, ils souhaitent tous me rencontrer. Hélas, ces rendez- vous, je ne peux pas toujours les honorer.

A chacune de leurs questions, je dois répondre sans trop en dévoiler. Je lutte souvent pour ne pas aborder ma vie privée. Pour passer un moment à mes côtés sans trop patienter, ils sont capables de ruser. Vous aussi êtes dans ce cas, pas vrai ? Allez, avouez, je ne vais pas vous manger…..

 

Je vous l’ai dit : aucune équipe n’est plus soudée que celle formée par vous et moi. L’auteur que je suis sait tout ce qu’il vous doit. Pourtant, ce matin qui commence est bien particulier. Dans mon corps et mon esprit, quelque chose de très étrange semble se passer.

 

Je vous assure : cela ne me fait pas rire. D’un mal fort commun, je vous avoue souffrir. Comme tous les jours, il me faut commencer à écrire. Je vous ai fait une promesse, j’ai le devoir de la tenir.

 

Mes deux héros m’attendent, je dois les retrouver. Ensemble, nous devons avancer. A ce moment précis, notre rendez vous, je donnerais tout pour le reporter. Cette nuit, j’ai dormi comme un bébé. Cependant, je ne me sens pas reposé.

 

Sous mes yeux, de grosses valises pleines sont en train de rouler. Louise, mon épouse, peut en témoigner. Je suis exténué. Tous aux abris : ma tête va bientôt exploser.

 

Je m’y mets en traînant les pieds. Je suis un honnête homme : entre nous, je ne voudrais rien gâcher. J’ouvre le fameux document. Cela prend beaucoup, beaucoup de temps. Je place mon curseur en haut d’une nouvelle page. Je suis en nage.

 

Clignotant, ce chenapan prend un malin plaisir à me narguer. Au fil des secondes, je sens ma gorge se nouer. De haut en bas, une énorme boule semble la dévaler. Impuissant, je laisse l’angoisse monter. Ma pensée est totalement déstructurée.

 

Sous mes pieds, le sol paraît se dérober. Mes muscles sont comme paralysés. Les mots doux de ma moitié ne suffisent pas à m’apaiser. Je vous appelle à l’aide : l’un de vous peut il au moins me rassurer ?

 

J’aimerais bien mais ne peux point. Je réessaierai plus tard, on verra bien. Soyez tranquilles : vous tous n’y êtes pour rien. Je vais devoir m’éloigner un moment mais ne vous oublie pas. Pour ne pas perdre pied, je dois d’abord penser à moi. Je vous en prie : pardonnez moi...

 

écrivain