Né de parents arméniens le 22 mai 1924 à Paris et décédé le 1er octobre 2018 à Mouriès (Bouches du Rhône), Charles Aznavour était non seulement un interprète reconnu mais aussi et surtout un très grand parolier, un homme extrêmement engagé. C’est à cet homme que je rends hommage en rédigeant ces quelques lignes.

Jusqu’à son récent décès, il a été considéré comme l’ambassadeur de la langue française dans le monde. Notre langue, il l’a aimée et respectée. Chaque jour, il s’exerçait. Dans sa tête , les idées fusaient mais il n’était jamais vraiment satisfait. Muni de son dictionnaire des synonymes, il a écrit et composé de très nombreux tires qui ont servi sa carrière ou celles d’autres artistes.

Tous ces titres ont vu le jour en plusieurs langues, comme par exemple l’anglais, l’espagnol, l’italien ou plus récemment le kabyle. Il a choisi ses mots avec soin pour véhiculer des messages forts. Parmi les gens et les causes qu’il a accepté de défendre, on peut citer bien citer les musiciens et tous les professionnels du spectacle mais aussi les ouvriers, les militaires, toréadors, homosexuels ou les alcooliques. Pour s’exprimer, il ne se mettait aucune limite.

Certains diront qu’il n’avait pas de voix mais il avait bien plus que ça. Il avait la foi. Il croyait en un monde libre et juste. Il ne voyait pas de petites opinions. Elles étaient toutes défendables, il suffisait pour lui de tenir bon.

Débutée en 1940, sa carrière aura battu des records de longévité. A 94 ans, il faisait encore des projets. Il espérait entre autre devenir centenaire et se produire pour fêter l’événement. Je lui devais cet article, il ne pouvait en être autrement. Cher monsieur, je vous le dis aujourd’hui : bravo et merci !

 

Aznavour