Un jour ou l’autre, nous avons tous été confrontés à des événements désagréables, voire même douloureux ou traumatisants. Il est pour nous très difficile d’en parler. Les mots restent au fond de notre gorge, coincés. Ils ne sortent pas. Pire encore : nous ne les trouvons pas. Le souvenir de toutes ces scènes ne cesse de nous hanter. De toute évidence, cela ne peut plus continuer.

 

Dans de telles situations, bien qu’elle ne remplace en aucun cas un quelconque suivi médical, l’écriture peut nous aider. Comment ? C’est ce que je vais vous expliquer. Si je m’isole dans une pièce pour écrire, je peux faire le vide autour de moi. Je peux tout exprimer, il n’y a personne pour me juger. Mes sentiments ou sensations sont précisément qualifiés.

 

Les événements mentionnés, je peux difficilement les oublier. Cependant, en couchant mes mots sur le papier, je prends un certain recul pour mieux comprendre les choses, les analyser. A long terme, je pourrai les reconsidérer pour finir par les accepter , peut être même les assumer. Ces événements, expériences ou souvenirs feront partie de moi, de mon histoire, de mon passé.

 

A ce moment là, la page sera tournée. A défaut d’être guérie, je serai soulagée, libérée. Deux options s’offriront à moi . Mon histoire, je pourrai la partager ou pas. Je pourrai choisir de témoigner ou de la romancer. D’autres gens se sentiront peut être concernés. Dans ce cas, l’écriture et la littérature me donneront l’occasion d’échanger. Si je ne saute pas le pas, mon secret sera bien gardé. Quelque soit ma décision, il faudra la respecter.

 

Étant moi-même en situation de handicap, je rédige en ce moment même une sorte d’autobiographie. Ce faisant, j’implique ma famille et mes amis. Je ne soumettrai pas cet ouvrage à édition, je n’en ai pas envie. En revanche, j’avance et je me sens mieux, j’y vois plus clair dans ma vie. Peut-être est-ce votre cas à vous aussi?

 

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