Prête moi ta plume

01 octobre 2021

Albert

A mes grands-parents

 

Albert et moi fêterons bientôt nos noces d’or. Je l’aime comme au premier jour, plus fort encore. Oui, je l’aime à en mourir. Pour ça, je dois le laisser partir. Au quotidien, le voir diminué me fait terriblement souffrir.

Je suis bouleversée. Il est transformé, torturé par son passé. Pour cause : il y a deux ans, le méchant Alzheimer1 a frappé. Cette fichue maladie l’a kidnappé, séquestré. Il vit dans un monde que je ne connais pas, un monde trop compliqué pour moi.

Ce monde là, il me faut prendre le temps de le visiter. Il me faut déverrouiller la grande porte qui nous sépare sans jamais la forcer. Je ne dois ni le brusquer, ni le contrarier. Rien ne sert de le ramener à la réalité : la situation pourrait très rapidement s’aggraver. Je ne veux pas m’incruster, j’ai simplement besoin de lui parler. Cela me coûte tant ses mots sont hachés.

Il est tantôt agacé, tantôt angoissé. Seul chez nous, il ne peut plus le rester. Sans surveillance, il pourrait fuguer ou se mettre en danger. Il s’emporte pour un oui, pour un non. Il me balance les pires injures de sa grande collection.

J’en prends plein la gueule mais je ne dis rien. Par amour, je tiens. Jusqu’à quand ? Je n’en sais rien. Il me signale la présence d’éléphants roses dans notre salon. Vous l’aurez compris : ce sont des hallucinations. Chaque jour qui passe, il rabâche les mêmes histoires.

Je vous dis la vérité, même si elle est difficile à croire. Il cumule les incohérences, ses propos n’auront bientôt plus aucun sens. Je ne lui en veux pas mais je tremble quand j’y pense.

Mon cher et tendre n’est plus le même, plus du tout. Il est très malade mais il n’est pas fou. Mes lèvres lui sourient mais mon cœur pleure. Auprès de lui, j’attends patiemment son heure. Chers lecteurs, vous ne partagez peut-être pas mon atroce douleur, sans doute ne pouvez- vous même pas l’imaginer. J’ose cependant espérer que vous me comprenez.

Au plus profond de moi, je souhaite que chacun d’entre vous garde la santé, que la recherche puisse vous épargner. Notre calvaire a assez duré. Je voudrais être soulagée, libérée. On dit que mon Albert rejoindra notre Seigneur pour l’éternité mais je ne crois pas à ces choses là.

Je crois plutôt que ce salaud a trouvé un prétexte pour l’arracher à moi. J’espère au moins que là- haut, il se rattrapera. J’espère qu’il le rassurera, qu’il le protégera. J’espère surtout qu’il me fera signe quand le jour viendra...

1En 2020, plus de 3 millions de français (malades et aidants) étaient concernées par cette maladie. Chaque année, 225 000 nouveaux cas sont recensés dans notre pays. Ces chiffres alarmants nous sont communiqués par l’association France Alzheimer

 

Homme


07 septembre 2021

Amaury

 

Dans l’eau, je me sens léger. Je me dépasse, je peux pleinement m’exprimer. Rien ne semble pouvoir m’arrêter. Comme diraient les jeunes, je peux tout déchirer. Je ne suis pas invincible mais je peux quasiment tout faire. Ce ne sont pas des paroles en l’air.

Sur Terre, je cumule les galères. Je ne peux ni courir ni sauter. Je ne peux que difficilement marcher. Dans un fauteuil roulant, j’ai bien failli rester cloué. Je ne vous dirai pas pourquoi, ce ne sont pas vos oignons. En revanche, si vous me le permettez, je vais vous détailler ma situation.

Certains jours, je ressemble à un vieux pépé. Mes batteries sont complètement déchargées. Pour cause : en guise de jambes, la nature m’a offert deux vieilles cannes usées. Résultat des courses : je me déplace sur la pointe des pieds, ne peux m’empêcher de boiter. Pour l’équilibre, je repasserai. Comme une crêpe, je peux rapidement m’étaler. Cependant, chers lecteurs, je vous interdis formellement de me manger !

Mes binocles, je ne peux pas m’en passer. Pour la vie, elles et moi sommes liés. Si elles me sont si précieuses, c’est parce que de loin, je ne peux presque rien distinguer. Je vous jure : même une toute jeune taupe semble mieux se débrouiller. Je n’ai vraiment pas été gâté !

Je suis très vite contrarié, voire obsédé. Dans ces cas là, je ne peux rien contrôler. Une bombe se loge dans ma tête, elle est prête à exploser. Sans prévenir, je me mets à pleurer, à hurler. Je dis des mots que je ne pense pas, des atrocités. Croyez moi : mieux vaut vous épargner plutôt que de préciser. Dans de tels moments, il n’y a qu’une chose à faire : laisser l’orage passer …

Allez, j’arrête de me lamenter. Je penche peut-être comme la tour de Pise mais j’ai conservé ma matière grise ! Certains passants me disent que je suis un éclopé, qu’il me manque une case. Ces gens là sont tous des nazes.

Pendant sept ans, j’ai étudié. Maintenant, je suis heureux de travailler . Comme tout un chacun, je me suis fait une place dans la société. Ce fut laborieux mais mes efforts ont payé. Je n’ai absolument rien à regretter.

Oui, j’ai morflé par le passé. Ma venue au monde est pourtant la meilleure chose qu’il me soit arrivé. Ma mère m’a donné la vie, je ne la remercierai jamais assez. Je me fiche royalement de ce que vous pensez. Je ne veux pas de votre pitié. Je suis un homme comme un autre et je suis fier de le montrer !

 

Handicapé

25 mai 2021

Le départ

A ma grand-mère

 

Ma chère enfant, je pars

C’est l’heure du grand départ

Je ne peux plus tenir

Mon corps me fait souffrir

 

Non, je n’ai pas le choix

Je ne t’oublierai pas

S’il te plait, ne pleure pas

Surtout, ne m’en veux pas

 

Ton père m’appelle au loin

Je dois lâcher ta main

Je dois aller là-haut

Il m’attend, il le faut

 

Tu penseras à moi

Je veillerai sur toi

Je guiderai tes pas

Je ne t’abandonne pas

 

Il est grand notre amour

Il durera toujours

Je reste ta maman

Rien ne change vraiment….

 

Ange

23 mai 2021

Morgane

Je souhaite aujourd’hui vous révéler le lourd secret que j’ai longtemps porté. Je suis ENFIN disposée à m’en débarrasser. Ce secret, avec 3 millions de français1, je dois malheureusement le partager. Pendant de longues années, j’ai dû ruser pour qu’il soit bien gardé. De peur d’être moquée, jugée ou peut-être même reniée, je n’ai jamais osé parler.

Derrière des tas d’excuses bidons, je n’ai cessé de me réfugier. Mes binocles, j’ai très souvent prétendu les avoir cassées ou simplement oubliées. Au fond de la classe, on m’a systématiquement reléguée. Mes camarades et professeurs m’ont humiliée et dénigrée.

Ils m’ont traitée d’abrutie, considérée comme une con finie. Tous ont fait de ma vie d’écolière un véritable enfer. Sur les hautes étagères de ma chambre à coucher, de très beaux livres étaient correctement alignés. Chaque soir, blottie sous ma couette, à la lueur de ma lampe électrique, j’ai compté les mots et lutté pour les déchiffrer.

J’ai tout fait pour y parvenir mais quelque chose en moi semblait bloqué. Le temps a passé, j’ai grandi et mûri sans pour autant être soulagée. Au quotidien, les choses se sont très nettement compliquées. Mes déplacements étaient très limités.

Les panneaux indicateurs ne m’étaient d’aucune utilité . Pour espérer conduire ou encore me ravitailler au supermarché, je ne compte plus les symboles, images et emballages que j’ai dû mémoriser. A de nombreuses reprises, ma pauvre petite tête a manqué d’exploser. Fidèle à moi-même , je me suis pourtant accrochée… Mon boss a gentiment accepté de m’embaucher mais ne s’est jamais gêné pour abuser de ma particularité.

Un beau matin d’été, j’ai voulu sortir de l’ombre pour exister. Pour cause : ma fille unique est née. J’ai décidé de mieux comprendre le monde dans lequel elle allait évoluer. Pour cette petite princesse, j’ai trouvé la force et le courage de changer. Pour lui offrir la vie rêvée, j’ai voulu tout tenter.

A la porte de mots et merveilles2, j’ai timidement frappé. Une équipe de bénévoles investis et surmotivés a accepté de m’aider. Tous m’ont énormément soutenue et encouragée. A leur contact, j’ai très vite progressé. Pour former des syllabes, voyelles et consonnes se sont associées.

Sur le papier, les mots se sont couchés, les phrases se sont enchaînées. Je me suis battue sans jamais rien lâcher. Je n’ai rien à regretter. Vous l’aurez compris : je suis une ancienne illettrée. Mon handicap invisible m’a longtemps torturée. Dans une grande prison intellectuelle, il m’a enfermée. Je l’ai finalement neutralisé. Pour toujours, je suis délivrée. Je suis fière de lire les livres que je compte bientôt dévorer. Je savoure le goût sucré de la liberté retrouvée...

1Sans doute revu à la baisse, ce chiffre nous est communiqué par l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme.

2Il s’agit d’une association de lutte contre illettrisme très fréquentée. Je me dois de la citer mais n’oublie pas de remercier l’ensemble des bénévoles qui œuvrent partout en France !

 

Livre Morgane

10 mars 2021

Hugo

 

Inspiré par Guillaume Musso

 

Pour vous, je travaille sans trêve. Je prends place devant mon écran d’ordinateur et j’écris. Sous l’effet du café noir, je sens le processus s’enclencher. Je suis lancé : rien ni personne ne semble pouvoir m’arrêter. Mes doigts courent sur le clavier.

 

Choisis avec le plus grand soin, mes mots expriment des tas d’idées. Toutes ces idées, je suis heureux de les partager. Je ne sais si elles sont bonnes ou mauvaises : vous seuls me le direz. Au fil des pages, sur différents sujets, mon point de vue est exposé.

 

Mes plus belles valeurs, je les défends sans hésiter. Je suis fidèle à mes convictions et le resterai. Des questions, je vous en pose des milliers. Vous y répondez si vous le souhaitez. Dans un cas ou dans l’autre, je n’ai rien à regretter.

 

En votre compagnie, je peux me défouler et parfois même me soulager. Sans vous, cette belle aventure n’aurait jamais commencé. Pour votre soutien sans faille, votre fidélité, je ne vous remercierai jamais assez.

 

Pour vous faire rêver, vous permettre de vous évader, je laisse libre cours à mon imagination. Mon cerveau est en ébullition. Je construis des personnages au gré de mon inspiration. Je dirais même plus : ces êtres de papier s’imposent à moi. Ils élisent domicile au plus profond de mon cœur, s’y invitent sans jamais me laisser le choix.Ils grandissent, évoluent malgré moi. Je les aime de toutes mes forces. Vous êtes mes racines ou mes alliés, ils sont ma sève et mon écorce.

 

Si vous me donnez le courage de monter au front, vous pouvez également me mettre sous pression. Je crains parfois de vous déplaire ou de causer votre déception. Malgré l’expérience, je pourrais ne pas parvenir à remplir ma mission.

 

Pour vous satisfaire, j’aimerais parfois disposer de délais plus longs. En effet, bien que je sois passionné, il m’est difficile de renoncer à totue distraction. De temps à autres, je dois m’aérer l’esprit et détourner mon attention. Pour rester efficace, je n’ai pas d’autre solution.

 

Les libraires et journalistes ne cessent de me solliciter. Du nord au sud de la France, ils souhaitent tous me rencontrer. Hélas, ces rendez- vous, je ne peux pas toujours les honorer.

A chacune de leurs questions, je dois répondre sans trop en dévoiler. Je lutte souvent pour ne pas aborder ma vie privée. Pour passer un moment à mes côtés sans trop patienter, ils sont capables de ruser. Vous aussi êtes dans ce cas, pas vrai ? Allez, avouez, je ne vais pas vous manger…..

 

Je vous l’ai dit : aucune équipe n’est plus soudée que celle formée par vous et moi. L’auteur que je suis sait tout ce qu’il vous doit. Pourtant, ce matin qui commence est bien particulier. Dans mon corps et mon esprit, quelque chose de très étrange semble se passer.

 

Je vous assure : cela ne me fait pas rire. D’un mal fort commun, je vous avoue souffrir. Comme tous les jours, il me faut commencer à écrire. Je vous ai fait une promesse, j’ai le devoir de la tenir.

 

Mes deux héros m’attendent, je dois les retrouver. Ensemble, nous devons avancer. A ce moment précis, notre rendez vous, je donnerais tout pour le reporter. Cette nuit, j’ai dormi comme un bébé. Cependant, je ne me sens pas reposé.

 

Sous mes yeux, de grosses valises pleines sont en train de rouler. Louise, mon épouse, peut en témoigner. Je suis exténué. Tous aux abris : ma tête va bientôt exploser.

 

Je m’y mets en traînant les pieds. Je suis un honnête homme : entre nous, je ne voudrais rien gâcher. J’ouvre le fameux document. Cela prend beaucoup, beaucoup de temps. Je place mon curseur en haut d’une nouvelle page. Je suis en nage.

 

Clignotant, ce chenapan prend un malin plaisir à me narguer. Au fil des secondes, je sens ma gorge se nouer. De haut en bas, une énorme boule semble la dévaler. Impuissant, je laisse l’angoisse monter. Ma pensée est totalement déstructurée.

 

Sous mes pieds, le sol paraît se dérober. Mes muscles sont comme paralysés. Les mots doux de ma moitié ne suffisent pas à m’apaiser. Je vous appelle à l’aide : l’un de vous peut il au moins me rassurer ?

 

J’aimerais bien mais ne peux point. Je réessaierai plus tard, on verra bien. Soyez tranquilles : vous tous n’y êtes pour rien. Je vais devoir m’éloigner un moment mais ne vous oublie pas. Pour ne pas perdre pied, je dois d’abord penser à moi. Je vous en prie : pardonnez moi...

 

écrivain

 

 

 

 

 

 


20 janvier 2021

Meilleurs Voeux

Chers lecteurs,

 

Je couche ces quelques mots sur le papier pour vous dire que je pense à vous en cette nouvelle année.

 

Malgré un contexte sanitaire tendu, je souhaite que cell-ci puisse vous apporter joie et sérénité. Avec du temps et de la volonté, je souhaite voir tous vos projets se concrétiser. 

 

Prenez soin de vous pour tâcher de garder la santé

 

A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Marlène

 

Image voeux Marina

Posté par marlenedevin à 19:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 août 2020

Le papillon

Toi, tu oublies ta vie d’avant

Aujourd’hui tout est différent

Non, ce n’est pas ta faute à toi

Tu es très malade, c’est comme ça

 

La maladie t’a kidnappé

Elle est venue, elle a frappé

Il est clair que tu as changé

Tu es carrément transformé

 

C’est certain : ton cerveau déconne

Sans crier gare, il change la donne

Tu ne vis plus mais tu survis

Tu es chaque jour plus affaibli

 

Tu ne reconnais plus les gens

Tu n’as plus la notion du temps

Tu dis et fais n’importe quoi

Pourtant, tes proches ne t’en veulent pas

 

Pourvu qu’ils ne te croient pas fou

Vraiment, tu ne l’es pas du tout

Ne leur demande qu’une seule faveur

Qu’ils te trouvent une place dans leurs cœurs

 

Toi, je vis dans un monde à part

Tu sens venir l’heure du départ

Tu es comme un beau papillon

Tu voles vers d’autres horizons…..

 

papillon

 

 

 

19 juin 2020

Cher amour

Je t’ai espéré, tellement attendu

Après tout ce temps, je n’y croyais plus

On peut vraiment le dire : tu m’as bien eue

Tu m’as trouvée et réellement déçue

 

Au fond de mon cœur, toi, tu tu t’es glissé

Tu as pris ton temps pour le retourner

Il a rêvé, peu à peu déchanté

Volontairement ou pas, tu l’as brisé

 

Toi, tu disais je, moi, je disais nous

Toi, tu t’offrais à moi par petits bouts

Je t’ai aimé si fort, bien plus que tout

Pour nous, j’ai tout essayé, jusqu’au bout

 

Sois en bien sûr : moi, je voulais de toi

Sois en bien sûr, je ne t’oublierai pas

Non, je ne t’imaginais pas comme ça

Oui, dans ma vie un jour, tu reviendras

 

Pour toi, je changerai mes habitudes

Je saurai faire avec cet interlude

Non, je n’attendrai pas d’enfant de toi

Pourtant, je le sais : tu me combleras…..

 

Coeur

 

 

 

 

 

11 juin 2020

La Comtesse de Ségur

Microbio

Sophie de Rospotchine est née en 1799 à Saint- Pétersbourg, morte en 1874 à Paris, elle avait 75 ans. En 1817, elle est contrainte de rejoindre la France avec ses parents . Deux ans plus tard, elle y épouse le comte de Ségur avec qui elle aura 8 enfants. C’est en partie grâce à eux mais aussi à ses nombreux petits enfants qu’elle publiera une vingtaine de romans. Ceux-ci lui inspireront la plupart de ses personnages, tous très attachants.

Ses points forts

Dans chacun de ses romans, la comtesse dessine les contours d’une bonne éducation, éducation au cours de laquelle priment l’amour, la bienveillance, le respect et la discrétion. Elle prône le bien et condamne le mal, la maltraitance de l’enfant et de l’animal. Elle défend le plus simplement du monde des valeurs fortes, des valeurs qui tout au long de sa vie la portent. Ces valeurs nous semblent parfois disparues mais si l’on y croit, rien est jamais perdu ! Elle vous incite, chers parents à les inculquer mais ne voudra jamais vous forcer. Pourquoi pas essayer ?

Ses romans

Voici ci-dessous cinq de ses romans qui m’ont particulièrement marquée. Peut-être les apprécierez vous également ? Pour le savoir, lisez les tout simplement !

Il y a bien sûr la fameuse trilogie :

- Les malheurs de Sophie (1858)

- Les petites filles modèles (1858)

- Les vacances (1859)

Je voudrais également vous conseiller deux romans indépendants :

- Les mémoires d’un âne (1860)

- L’auberge de l’ange gardien (1863)

Tous ces romans s’adressent avant tout aux jeunes enfants mais je vous assure qu’il est très utile de les relire à l’âge adulte, en portant sur eux un regard différent. Cela instruit, cela détend. Vous pouvez également en découvrir ou redécouvrir d’autres mais je ne vous en demande pas tant:)

 

Ségur

10 juin 2020

La lecture engagée

Comme son nom l’indique, la lecture engagée n’a rien à voir avec un simple résumé. Il ne s’agit en aucun cas d’ouvrir un livre pour en extraire bêtement le contenu avant de le synthétiser. Ce mode de lecture suppose au contraire de saisir le sens des mots, de se poser des questions. En rédigeant cet article, je pense majoritairement à l'exploitation de livres de non fiction. Je vous l’accorde : les romans ouvrent également de nombreuses pistes de réflexion !

Au fil des pages, tâchez de mettre de côté les passages ou citations qui feront naître en vous l’inspiration. Appropriez vous des concepts, mettez des conseils ou stratégies en application. Adoptez VOTRE code de notation, faîtes confiance à votre intuition pour passer à l’action.

Vous pouvez recourir à des formes ou symboles, utiliser différentes couleurs, tout est bon ! De cette façon, au moment voulu, vous pourrez très facilement retrouver de précieuses informations. Vos notes seront peut-être à l’origine d’une toute nouvelle création !

Plongez vous dans le livre choisi pendant quelques minutes, quelques heures. Lisez avec la tête, les tripes et le cœur !

notes