Prête moi ta plume

10 novembre 2018

Sabine

Depuis ma prise de fonction au collège Louis Pasteur en septembre dernier, mes proches me comparent à un gros matou qui attend avec impatience les deux mois d'été pour partir en vacances avec toute sa marmaille et ne rien faire d'autre que se dorer la pilule au soleil ou bouffer une grosse glace entre deux baignades. Mon maître ne serait qu'un simple fonctionnaire formaté qui se contente de réciter les mêmes règles de grammaire d'une voix soporifique avant de quitter la salle de cours sans demander son reste. La seule chose qui compte, c'est de voir tomber les pepettes à la fin du mois.

Mon amie d'enfance, plus vache encore, me surnomme Mme la commissaire Selon elle, je me bousille la santé en ramassant les nombreuses boulettes de papier balancées en direction de mon bureau. Je perds un temps précieux en essayant de recadrer les retardataires, absents ou fumeurs multirécidivistes. Je suis assez barge pour vouloir faire taire les pipelettes professionnelles ou émerger les marmottes imperturbables. Je contribue à vider et ramollir ma cervelle de moineau en encaissant les pires injures ou en essayant de remobiliser ces cons finis, cette bande de cas sociaux ou de bons à rien.

Non, le métier d'enseignant n'est pas de tout repos,encore moins dans le secondaire. Non, je n'ai aucun pouvoir magique. Non, je ne peux pas faire de miracles ni changer le monde mais oui, j'ai choisi l'anglais. Je me suis battue, j'ai gagné le droit d'exercer et je le fais avec enthousiasme J'ai l'intime conviction d'agir à mon niveau pour faire bouger les choses.

En effet, mes apprenants et moi-même voyageons sur une planète bien particulière. Certains sont effrayés et d'autres intrigués ou émerveillés à l'idée d'en fouler le sol. Ensemble, nous évoquons d'autres croyances, traditions ou modes de vie. Nous ouvrons notre esprit pour échanger, partager et redessiner un monde plus respectueux de nos différences. Quelle belle aventure !

C'est avec plaisir que je permets aux plus curieux de s'aventurer dans des contrées plus ou moins lointaines pour non seulement consolider leurs acquis mais aussi et surtout s'en mettre plein les yeux. Ils peuvent alors acheter les babioles qu'ils offriront à leurs familles ou encore déguster les plats qu'ils ont eux-mêmes commandé. Pas mal, non ?

Au fil des semaines, des liens se tissent et tous passent de très bons moments en ma compagnie. Ensemble, ils s'amusent et gravissent une à une les marches qui mènent à la réussite. Fiers de leurs parcours respectifs, ils osent s'exprimer sur des sujets divers et variés ou exposer des idées parfois farfelues. Les plus avancés prennent tous les risques et se lancent des défis de taille ou affichent les meilleurs résultats. Chapeau bas !

Avec du temps, de l'énergie, de la volonté et une bonne dose de patience, je parviens le plus souvent à rassurer ou remotiver les plus fragiles. Certains s'entretiennent avec moi en espérant résoudre des énigmes plus ou moins coriaces Je les écoute attentivement et fais tout mon possible pour leur fournir les réponses attendues, la clé qui leur ouvrira de nouvelles portes.

Pour former les locuteurs de demain, il faut souvent se creuser la tête, se montrer créatif et novateur. Il faut donner et se donner. Croyez moi, les efforts paient. Rien ne vaut leurs sourires, leurs éclats de rire, leurs petits mots ou petites intentions. Rien n'est plus beau que leurs yeux pétillants de bonheur.

Bravo, merci et à l'année prochaine !

Bien que pure fiction, le texte que j'ai rédigé est en lien avec mon métier d'enseignante. Je tiens d'ailleurs un blog pédagogique que vous pouvez consulter à cette adresse :

www.pedagogix.net

Vous pouvez aussi consulter le blog de mon amie proche qui elle aussi publie ses crits personnels, sans pour autant me copier : www.mafacondecrire.fr

N'hésitez pas à vous exprimer :)

 

professeur

 

 

 

 

 

 


Les donneurs de voix

En 1972, Charles-Paul Wanenbruck, médecin ophtalmologiste, ouvre la première biliothèque sonore française. Cet établissement voit le jour à Lilles. Au jour d'aujourd'hui, l'association des donneurs de voix compte 114 bibliothèques réparties sur tout le territoire national. Pour permettre aux mal-voyants ou non voyants d'accéder à la lecture, les bénévoles enregistrent leur version audio de bien des ouvrages, grands classiques ou relativement récents.

Ils choisissent eux-mêmes leurs titres, sous réserve que ceux-ci ne soient pas déjà répertoriés dnas le catalogue national. On évite les doublons, c'est tout à fait normal. Ils donnent de leur voix et de leurs temps. Cette belle action est bien plus longue à réaliser qu'une lecture muette, surtout pour un débutant. Pensez à tout ce que vous pourriez apporter, des milliers de personnes vont sans doute vous remercier. Cela dit, réfléchissez bien avant de vous engager!

Pour devenir bénévole, il vous faut utiliser correctement votre ordinateur personnel (PC ou Mac) sur lequel sera installé un logiciel. Le personnel sera là pour vous former mais les connaissances informatiques de base devront être préalablement maîtrisées. Vous devrez vous-même classer les différents chapitres dans des dossiers prévus à cet effet. Il n'y a pas de date butoir pour déposer un enregistrement, seulement un quota à respecter tous les ans.

Aux côtés des donneurs de voix, il y a les donneurs de temps. Tous ces gens assurent les permanences hebdomadaires, préparent des enveloppes. Ils peuvent également envoyer des CD ou en contrôler la qualité. Les adhérents de chaque bibliothèque doivent souffrir d'une pathologie ou d'un handicap visuel reconnu. Si vous pensez pouvoir les aider, vous ne serez pas déçus. Chaque année, un prix est decerné. Un jour, peut être, vous le recevrez!

Je suis moi-même intervenue pendant quelques mois à la bibliothèque sonore de Nancy, mise en place au sein de la médiathèque municipale. On avait mis ma diction à contribution. Bien que retirée du dispositif, je considère la lecture comme un trésor. Pour le faire découvrir, on peut bien faire un effort!

 

aveugle

L'escape book

J'en suis sûre : vous aimeriez parfois qu'un roman s'achève autrement. Selon vous, une fin se travaille et se prépare, elle ne se décide pas n'importe comment. En refermant un livre, vous êtes surpris, frustrés ou au contraire entousiasmés. Il y a peut-être quelques petites choses que vous aimeriez modifier. J'ai trouvé la solution. Par le biais de cet article, je vous donne l'opportunité de prendre le pouvoir et de renverser la situation.

Dérivés des escape games, les escape books ne sont pas de simples romans. En vous plongeant dedans, vous en prenez les commandes. Vous êtes les héros ou anti héros, investis d'importantes missions. Ca ne rigole pas, attention! Vous devez résoudre des problèmes ou énigmes pour espérer vous en sortir. Si vous échouez, vous pourriez rester enfermés dans une tour ou coincés dnas un labyrinthe. Dieu merci, c'est pour de rire!

Il vous faut prendre des décisions ou faire des choix, voire même livrer de véritables combats. Peut être votre énergie et votre bonne humeur ne suffiront-elles pas? En tout cas, vous trouverez à coup sûr le livre qui vous plaira. Vous pouvez piochez dans bien des univers, avez l'embarras du choix. Pourquoi ne pas incarner Scherlock Holmes, Harry Potter ou encore Robin des bois?

Essayez donc, on en reparlera!

Ssherlock holmes 2

 

 

 

 

07 novembre 2018

Home sweet home......

 

On m'a souvent dit que les anglais étaient froids, distants et impolis. On m'a souvent déconseillé de les rencontrer. En effet, je passerais des journées entières sous la pluie. Je risquais de ne pas digérer leur fameuse jelly ou leurs petits pois transparents et pas si petits que ça. Franchement, les clichés, je m'en balance . J'ai quelques semaines de vacances, alors je me lance !

Dans ma famille, tout le monde le sait : je suis une globe trotteuse. Je dois absolument visiter la capitale, ça ne peut plus attendre. Je prends place sur le London eye et je vois tout de haut. Quelle belle ville ! Je me pose ensuite pour écouter sonner les cloches de Big Ben ou me rendre à Buckingham Palace. Non, je ne pourrai pas saluer cette chère Elizabeth mais maintenant, je sais où réside cette reine tant aimée. Le moins que l'on puisse dire, c’est qu'elle ne se refuse rien !

Me voilà maintenant dans le nord et quand yen a plus, yen a encore ! Je fais escale à Liverpool, dans le Merseyside. Là, je visite trois incontournables musées. Il y a d'abord le Maritime Museum qui nous relate le triste naufrage du Titanic puis the International Slavery Museum qui nous rappelle que l'esclavage a fait bien des ravages.... Il ne faut pas non plus oublier The Cavern Club, ce lieu qui a lancé une bien belle carrière, celle de quatre garçons dans le vent. Vous me suivez toujours ?

J'ai crapahuté toute la semaine et ce week-end, j'ai décidé de m'éclater. Je passe deux jours à Blackpool, célèbre station balnéaire du Lancashire. J'admire la fameuse tour, je m'offre d'agréables baignades et joue quelques heures au casino. Ça fait du bien !

Après avoir côtoyé les jeunes déchaînés, je me ballade dans le Lake District ou le long de réservoirs naturels. Ensuite, je m'accorde un peu de répit dans le Derbyshire. Je suis entourée de collines verdoyantes ou petit murets de pierre noire. Je traverse de petits villages typiques,comme par exemple Tideswell. Lorsque j'arrive à Buxton, je ne suis pas déçue. Je continue à profiter de Dame Nature , tellement apaisante...

Bien reposée, je peux attacher ma ceinture et faire un long voyage dans le temps. En effet, je m'en vais à Chester, jolie ville médiévale ou j’assiste à une belle parade. C'était joli, j'en redemande. Je prends le train pour York, ancêtre de la grosse pomme. Je peux alors marcher le long de beaux remparts, déambuler dans de petites rues étroites ou encore replonger au temps des Vikings. Pas mal, non ?

Mes vacances furent donc bien chargées mais aussi très agréables. Croyez moi, j'ai très bien mangé. Le fish and chips, grand classique britannique n'est pas si infecte finalement ! Que diriez vous d'un délicieux cheescake au citron ou à la framboise, de délicieuses pâtes cuites parfumées aux fruits divers et variés. Je ne peux pas non plus oublier les bonnes pommes de terre grillées ni les yorkshire puddings, ces petites galettes de farine que l'on sert avec le roast dinner.... Quel régal ! L’Angleterre, je m'y sens chez moi, je ne plaisante pas.....

 

 

Angleterre

 

04 novembre 2018

Les phrases en or: épisode 4

L'amour ne se partage pas : il se multiplie

Pleine de bons sentiments, cette citation est extraite du roman phare d'Agnès Ledig, intitulé Marie d'en haut. Marie, l'héroine s'adresse à sa fille Suzie pour la rassurer. Elle lui explique une chose qui lui paraît capitale. Même si d'autres gens entrent dans sa vie, rien ne changera. Elle l'aimera toujours autant et de la même manière. Le lien qui les unit est non seulement fort mais surtout profond et unique. Il semble également éternel.

Romancière extrèmement sensible, Agnès Ledig partage sa vision des relations humaines. Selon elle, bien que différentes, celles-ci sont toutes empreintes d'amour. Ce sentiment universel revêtit plusieurs formes mais garde toujours la même intensité. Qu'il s'agisse de notre famille, de nos voisins ou amis, nos proches comptent pour nous. Ils sont importants à nos yeux, partagent avec nous bien des expériences, opinions ou centres d'intêret. Chaque lien que nous tissons avec autrui doit être entretenu, le moindre èvênement doit être pleinement vécu. Du jour au lendemain, le cours des choses peut changer. Tout peut très vite évoluer. Il faut communiquer, vivre au présent et dire les choses quand il est encore temps.  Agnès Ledig le sait, elle nous incite à profiter,  savourer. Prenez le temps de vous poser!

Personnellement, je lui donne entièrement raison. Mes proches sont ma priorité. Du temps, de l'argent, de l'énergie: je peux tout leur donner. Je voudrais cependant aller plus loin, évoquer l'amour que l'on peut avoir pour une activité, un bien. Nous rêpétons certaines actions, plus ou moins régulièrement. Nous nous invesstissons, plus ou moins fortement. Il est bon de savoir pourquoi, comment. Jusqu'où sommes nous disposés à aller? Si les choses s'arrêtaient, que pourrait il nous arriver? Si vous répondez correctement à ces questions, alors vous vous connaissez. Vous anticipez les choses avec une relative facilité. Cependant, tout ne peut pas se contrôler!

Soyez heureux, prenez soin de vous en saissant chaque oportunité. Ainsi, vous aurez moins de choses à regretter!

 

coeur

 


30 octobre 2018

Clara

Après trois échecs, je décide de tenter le tout pour le tout. Malheureusement, rien ne prend. Je vais de désillusion en désillusion. Au plus profond de moi, je me sens meurtrie. Mon pauvre corps de femme est tout abîmé. Après toutes ces années de galères, je baisse les bras. Je n'y crois plus le moins du monde. Dans mes yeux comme dans mon cœur, après avoir longtemps vacillé, la flamme s'est éteinte. Les jours se suivent et se ressemblent. L'amour et la présence de Thomas ne parviennent pas à combler ce vide immense qui me caractérise.

20 mars 1997. Comme tous les matins, je suis à la fois lasse et angoissée. Je n'ai aucune envie de me lever. En fait, je n'ai envie de rien. J'aimerais juste qu'on me fiche la paix. Pourtant, d'un coup d'un seul, ma vie toute entière est bouleversée. Je crois rêver mais une fois pincée par Tommy, je me rends à l'évidence : je suis enceinte. Neuf mois durant, je vais porter ce petit être tant désiré. Excitée comme une puce, j'essaie tant bien que mal de garder mon calme. Dans ma petite tête habituellement si creuse, tout se bouscule: il ou elle ? Quel prénom allait on bien pouvoir lui donner ? A qui ce bébé va t'il ressembler ?

24 décembre 1997 Dans l'ensemble, on peut dire que la grossesse se passe bien. Seul petit bémol : les dernières nuits ont été particulièrement difficiles. Une fois de plus, le petit Yaël se fait attendre. Chaque jour est un jour de trop. Je suis tellement fatiguée... Confortablement assise près de la cheminée, je m'apprête à entamer un nouveau chapitre quand soudain.... c'est le moment !

Après d'intenses efforts, Yaël Perrel est né. En apparence, ce petit homme a l'air craquant. Pour ma part, je ne réalise pas du tout. L'arrivée de mon fils ne me fait ni chaud ni froid. Il paraît qu'il devrait m’inonder d'amour dés les premières secondes. Son tout premier cri devrait résonner comme un éclat de joie. Chez moi, c'est tout l'inverse. Ce moment magique me paraît insurmontable. Dans ma vie est entré un véritable petit monstre dont les pleurs me paralysent. Cette étrange créature m'impressionne réellement. L'excitation laisse place à une peur panique. Totalement désorientée, je verse toutes les larmes de mon corps. Mes mains tremblent et mon cœur saigne. Je suis morte de trouille et ne peux rien y faire. Pourquoi ?

Je ne peux ni le toucher ni soutenir son regard. Il hurle à m'en crever les tympans. Je suis sa mère mais je ne le supporte pas. Il m'appelle, il me parle mais je ne le comprends pas. Je ne l'aime pas. Pour tout vous dire, il m'encombre. Je voudrais pouvoir m'en séparer mais je ne peux reculer. Au fil des heures, ma tête prend l'apparence d'une citrouille. Cette citrouille, le père noël est venu la creuser pour y glisser des tonnes d'emmerdes. Franchement, il m'a pas gâtée ! J'en peux plus, je vais exploser. Thomas et moi avons au moins un point commun : l'impuissance. Il ne sait que dire ni que faire pour me venir en aide. Il ne veut pas lâcher ma main. Il m'embrasse, me chuchote des mots tendres. Il me dit que j'ai bien bossé, qu'il sera là pour me relayer. Le temps passe mais rien y fait. De violentes bourrasques viennent balayer mes beaux projets. Tous mes rêves s'envolent . Adieu mon couple, adieu mes amis, adieu ma liberté.... Yaël m'a tout volé. Je devrai pourtant l'apprivoiser. Serai-je à la hauteur ? Ce soir, j'ai compris une chose : le bonheur n'existe pour personne. Mes blessures ne pourront sans doute jamais se refermer. C'est un cauchemar, une malédiction ! Sortez moi de là !

 

 

 

Bébé

 

 

 

 

 

 

 

Fais moi signe....

Vous avez l'habitude d'utiliser les différents signes de ponctuation, la typographie pour rédiger des textes simples ou documents de la vie courante. Tout comme moi, vous êtes peut être des lecteurs avertis. Au fil de mes lectures, j'ai rélisé que chacun de ces signes remplissait une fonction spécifique, avait un rôle à jouer auprès des lecteurs. Par le biais de cet article, je me propose de vous renseigner davantage sur le sujet. C'est parti!

Le point d'interrogation peut non seulement indiquer que l'on se pose une quelconque question, réthorique ou non  mais aussi une profonde remise en cause. Grâce à lui, les personnages placés au coeur d'une intrigue peuvent réciter un monologue intérieur, se chercher ou se torturer l'esprit. Enfin, ce signe fort permet parfois d'interpeller le lecteur. Celui-ci réfléchit avec vous, participe à sa façon.

Le point d'exclamation traduit de fortes émotions. Il peut s'agir de la colère, de la trstesse avec toutes ses nuances ou encore de la surprise. Tout comme le signe précédent, il souligne un état de choc, une situation incontrôlée.

Grâce aux deux points, vous pouvez faire toutes sortes d'annonce, faire ressortir les informations qui vous paraissent importantes. Je veux ici parler de causes ou raisons diverses, d'évènements passés ou à venir. En visualisant ce signe, le lecteur s'attend à une révélation. Il veut être fixé, obtenir la ou les réponses recherchées.

la virgule vous permet de marquer des pauses volontaires ou de rythmer vos écrits, qu'il s'agisse ou non de récits. Ainsi, le lecteur ne se lasse pas, il a la patience de terminer de longues phrases. Attention toutefois à ne pas trop rallonger la sauce!

Les points de suspension riment quant à eux avec suspense, lassitude ou économie. En effet, mieux vaut éviter de lister des éléments à l'infini. De plus, lorsque vous ne savez plus quoi dire, ce caractère usuel remplace vos mots. Ils vous donne l'occasion de coucher votre silence sur le papier. Pourquoi se priver?

Les majuscules ne marquent pas seulement le début de vos phrases. Elles peuvent aussi être synonyme d'insitance, vous éviter d'inutiles répéttions et marquer l'esprit de votre lectorat. Si par exemple vous écrivez le mot RIEN  ou encore l'expresion Il ME FAUT en lettres capitales, vous mentionnez un besoin vital, une insupportable monotonie, un vide difficile ou impossible à combler.

Ecrits en gras ou soulignés, vos mots prennent du relief. Vous les faites ressortir de façon claire et donnez des repères à vos lecteurs qui même en survolant vos écrits peuvent en retirer l'essentiel. Enfin, la police italique donne l'oportunité de dire tout haut ce que l'on pense tout bas, de parler sans être entendu. Le lecteur suit le fil de vos pensées mais les personnages ne sont au courant de rien. Pas mal non?

Je ne suis pas une experte en la matière mais espère vous avoir aidés à mieux utiliser la ponctuation sans pour autant en abuser. Si vous doutez de ces différents effets, pourquoi ne pas les tester?

 

ponctuation

25 octobre 2018

Charles Aznavour

Né de parents arméniens le 22 mai 1924 à Paris et décédé le 1er octobre 2018 à Mouriès (Bouches du Rhône), Charles Aznavour était non seulement un interprète reconnu mais aussi et surtout un très grand parolier, un homme extrêmement engagé. C’est à cet homme que je rends hommage en rédigeant ces quelques lignes.

Jusqu’à son récent décès, il a été considéré comme l’ambassadeur de la langue française dans le monde. Notre langue, il l’a aimée et respectée. Chaque jour, il s’exerçait. Dans sa tête , les idées fusaient mais il n’était jamais vraiment satisfait. Muni de son dictionnaire des synonymes, il a écrit et composé de très nombreux tires qui ont servi sa carrière ou celles d’autres artistes.

Tous ces titres ont vu le jour en plusieurs langues, comme par exemple l’anglais, l’espagnol, l’italien ou plus récemment le kabyle. Il a choisi ses mots avec soin pour véhiculer des messages forts. Parmi les gens et les causes qu’il a accepté de défendre, on peut citer bien citer les musiciens et tous les professionnels du spectacle mais aussi les ouvriers, les militaires, toréadors, homosexuels ou les alcooliques. Pour s’exprimer, il ne se mettait aucune limite.

Certains diront qu’il n’avait pas de voix mais il avait bien plus que ça. Il avait la foi. Il croyait en un monde libre et juste. Il ne voyait pas de petites opinions. Elles étaient toutes défendables, il suffisait pour lui de tenir bon.

Débutée en 1940, sa carrière aura battu des records de longévité. A 94 ans, il faisait encore des projets. Il espérait entre autre devenir centenaire et se produire pour fêter l’événement. Je lui devais cet article, il ne pouvait en être autrement. Cher monsieur, je vous le dis aujourd’hui : bravo et merci !

 

Aznavour

21 octobre 2018

L'étonant pouvoir des couleurs

Jean-Gabriel Causse est designer, passioné des couleurs. Cette passion dévorante, il a décidé de la rendre accessible au grand public et donc de la partager avec ses lecteurs. En 2014, il publie son ouvrage aux éditions du Palio. Tout au long de sa rédaction, il s'est donné plusieurs missions. Il commence par définir les couleurs, vous expliquer ce qu'elles sont réellement, d'où elles viennent.

Une fois les fondations posées, il vous fait comprendre que celles-ci vous influencent dans bien des domaines : votre vie sociale, professionnelle, votre environnement....... Elles sont même en lien avec votre personalité! Enfin, il revient sur les caractéristiques de chacune d'entre elles. Les couleurs vous entourent. Vous les côtoyez tous les jours.

En lsant ce livre, vous comprendez pourquoi vous les aimez ou détestez. Vous plongerez au coeur d'entre elles pour percer leurs secrets. Vous lirez de la littérature spécialisée. Ca peut changer!

Pourquoi ne pas essayer?

 

Livre couleurs

 

 

20 octobre 2018

Passez moi l'expression : épisode 2

Faire chou blanc

Cette expression date du XVIème siècle. Dans cette région comme partout en France, on jouait beaucoup aux quilles. S’il on ne faisait rien tomber, on réalisait un coup blanc. Or,en berrichon,le mot coup s’est longtemps prononcé chou. Coup blanc donne donc chou blanc, tout simplement ! Depuis, d’autres expressions familières ont été trouvées pour montrer que l’on a échoué. Un jour peut être pourrais-je vous en parler ?

 

jardinage