Prête moi ta plume

10 mars 2021

Hugo

 

Inspiré par Guillaume Musso

 

Pour vous, je travaille sans trêve. Je prends place devant mon écran d’ordinateur et j’écris. Sous l’effet du café noir, je sens le processus s’enclencher. Je suis lancé : rien ni personne ne semble pouvoir m’arrêter. Mes doigts courent sur le clavier.

 

Choisis avec le plus grand soin, mes mots expriment des tas d’idées. Toutes ces idées, je suis heureux de les partager. Je ne sais si elles sont bonnes ou mauvaises : vous seuls me le direz. Au fil des pages, sur différents sujets, mon point de vue est exposé.

 

Mes plus belles valeurs, je les défends sans hésiter. Je suis fidèle à mes convictions et le resterai. Des questions, je vous en pose des milliers. Vous y répondez si vous le souhaitez. Dans un cas ou dans l’autre, je n’ai rien à regretter.

 

En votre compagnie, je peux me défouler et parfois même me soulager. Sans vous, cette belle aventure n’aurait jamais commencé. Pour votre soutien sans faille, votre fidélité, je ne vous remercierai jamais assez.

 

Pour vous faire rêver, vous permettre de vous évader, je laisse libre cours à mon imagination. Mon cerveau est en ébullition. Je construis des personnages au gré de mon inspiration. Je dirais même plus : ces êtres de papier s’imposent à moi. Ils élisent domicile au plus profond de mon cœur, s’y invitent sans jamais me laisser le choix.Ils grandissent, évoluent malgré moi. Je les aime de toutes mes forces. Vous êtes mes racines ou mes alliés, ils sont ma sève et mon écorce.

 

Si vous me donnez le courage de monter au front, vous pouvez également me mettre sous pression. Je crains parfois de vous déplaire ou de causer votre déception. Malgré l’expérience, je pourrais ne pas parvenir à remplir ma mission.

 

Pour vous satisfaire, j’aimerais parfois disposer de délais plus longs. En effet, bien que je sois passionné, il m’est difficile de renoncer à totue distraction. De temps à autres, je dois m’aérer l’esprit et détourner mon attention. Pour rester efficace, je n’ai pas d’autre solution.

 

Les libraires et journalistes ne cessent de me solliciter. Du nord au sud de la France, ils souhaitent tous me rencontrer. Hélas, ces rendez- vous, je ne peux pas toujours les honorer.

A chacune de leurs questions, je dois répondre sans trop en dévoiler. Je lutte souvent pour ne pas aborder ma vie privée. Pour passer un moment à mes côtés sans trop patienter, ils sont capables de ruser. Vous aussi êtes dans ce cas, pas vrai ? Allez, avouez, je ne vais pas vous manger…..

 

Je vous l’ai dit : aucune équipe n’est plus soudée que celle formée par vous et moi. L’auteur que je suis sait tout ce qu’il vous doit. Pourtant, ce matin qui commence est bien particulier. Dans mon corps et mon esprit, quelque chose de très étrange semble se passer.

 

Je vous assure : cela ne me fait pas rire. D’un mal fort commun, je vous avoue souffrir. Comme tous les jours, il me faut commencer à écrire. Je vous ai fait une promesse, j’ai le devoir de la tenir.

 

Mes deux héros m’attendent, je dois les retrouver. Ensemble, nous devons avancer. A ce moment précis, notre rendez vous, je donnerais tout pour le reporter. Cette nuit, j’ai dormi comme un bébé. Cependant, je ne me sens pas reposé.

 

Sous mes yeux, de grosses valises pleines sont en train de rouler. Louise, mon épouse, peut en témoigner. Je suis exténué. Tous aux abris : ma tête va bientôt exploser.

 

Je m’y mets en traînant les pieds. Je suis un honnête homme : entre nous, je ne voudrais rien gâcher. J’ouvre le fameux document. Cela prend beaucoup, beaucoup de temps. Je place mon curseur en haut d’une nouvelle page. Je suis en nage.

 

Clignotant, ce chenapan prend un malin plaisir à me narguer. Au fil des secondes, je sens ma gorge se nouer. De haut en bas, une énorme boule semble la dévaler. Impuissant, je laisse l’angoisse monter. Ma pensée est totalement déstructurée.

 

Sous mes pieds, le sol paraît se dérober. Mes muscles sont comme paralysés. Les mots doux de ma moitié ne suffisent pas à m’apaiser. Je vous appelle à l’aide : l’un de vous peut il au moins me rassurer ?

 

J’aimerais bien mais ne peux point. Je réessaierai plus tard, on verra bien. Soyez tranquilles : vous tous n’y êtes pour rien. Je vais devoir m’éloigner un moment mais ne vous oublie pas. Pour ne pas perdre pied, je dois d’abord penser à moi. Je vous en prie : pardonnez moi...

 

écrivain

 

 

 

 

 

 


20 janvier 2021

Meilleurs Voeux

Chers lecteurs,

 

Je couche ces quelques mots sur le papier pour vous dire que je pense à vous en cette nouvelle année.

 

Malgré un contexte sanitaire tendu, je souhaite que cell-ci puisse vous apporter joie et sérénité. Avec du temps et de la volonté, je souhaite voir tous vos projets se concrétiser. 

 

Prenez soin de vous pour tâcher de garder la santé

 

A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Marlène

 

Image voeux Marina

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10 août 2020

Le papillon

Toi, tu oublies ta vie d’avant

Aujourd’hui tout est différent

Non, ce n’est pas ta faute à toi

Tu es très malade, c’est comme ça

 

La maladie t’a kidnappé

Elle est venue, elle a frappé

Il est clair que tu as changé

Tu es carrément transformé

 

C’est certain : ton cerveau déconne

Sans crier gare, il change la donne

Tu ne vis plus mais tu survis

Tu es chaque jour plus affaibli

 

Tu ne reconnais plus les gens

Tu n’as plus la notion du temps

Tu dis et fais n’importe quoi

Pourtant, tes proches ne t’en veulent pas

 

Pourvu qu’ils ne te croient pas fou

Vraiment, tu ne l’es pas du tout

Ne leur demande qu’une seule faveur

Qu’ils te trouvent une place dans leurs cœurs

 

Toi, je vis dans un monde à part

Tu sens venir l’heure du départ

Tu es comme un beau papillon

Tu voles vers d’autres horizons…..

 

papillon

 

 

 

19 juin 2020

Cher amour

Je t’ai espéré, tellement attendu

Après tout ce temps, je n’y croyais plus

On peut vraiment le dire : tu m’as bien eue

Tu m’as trouvée et réellement déçue

 

Au fond de mon cœur, toi, tu tu t’es glissé

Tu as pris ton temps pour le retourner

Il a rêvé, peu à peu déchanté

Volontairement ou pas, tu l’as brisé

 

Toi, tu disais je, moi, je disais nous

Toi, tu t’offrais à moi par petits bouts

Je t’ai aimé si fort, bien plus que tout

Pour nous, j’ai tout essayé, jusqu’au bout

 

Sois en bien sûr : moi, je voulais de toi

Sois en bien sûr, je ne t’oublierai pas

Non, je ne t’imaginais pas comme ça

Oui, dans ma vie un jour, tu reviendras

 

Pour toi, je changerai mes habitudes

Je saurai faire avec cet interlude

Non, je n’attendrai pas d’enfant de toi

Pourtant, je le sais : tu me combleras…..

 

Coeur

 

 

 

 

 

11 juin 2020

La Comtesse de Ségur

Microbio

Sophie de Rospotchine est née en 1799 à Saint- Pétersbourg, morte en 1874 à Paris, elle avait 75 ans. En 1817, elle est contrainte de rejoindre la France avec ses parents . Deux ans plus tard, elle y épouse le comte de Ségur avec qui elle aura 8 enfants. C’est en partie grâce à eux mais aussi à ses nombreux petits enfants qu’elle publiera une vingtaine de romans. Ceux-ci lui inspireront la plupart de ses personnages, tous très attachants.

Ses points forts

Dans chacun de ses romans, la comtesse dessine les contours d’une bonne éducation, éducation au cours de laquelle priment l’amour, la bienveillance, le respect et la discrétion. Elle prône le bien et condamne le mal, la maltraitance de l’enfant et de l’animal. Elle défend le plus simplement du monde des valeurs fortes, des valeurs qui tout au long de sa vie la portent. Ces valeurs nous semblent parfois disparues mais si l’on y croit, rien est jamais perdu ! Elle vous incite, chers parents à les inculquer mais ne voudra jamais vous forcer. Pourquoi pas essayer ?

Ses romans

Voici ci-dessous cinq de ses romans qui m’ont particulièrement marquée. Peut-être les apprécierez vous également ? Pour le savoir, lisez les tout simplement !

Il y a bien sûr la fameuse trilogie :

- Les malheurs de Sophie (1858)

- Les petites filles modèles (1858)

- Les vacances (1859)

Je voudrais également vous conseiller deux romans indépendants :

- Les mémoires d’un âne (1860)

- L’auberge de l’ange gardien (1863)

Tous ces romans s’adressent avant tout aux jeunes enfants mais je vous assure qu’il est très utile de les relire à l’âge adulte, en portant sur eux un regard différent. Cela instruit, cela détend. Vous pouvez également en découvrir ou redécouvrir d’autres mais je ne vous en demande pas tant:)

 

Ségur


10 juin 2020

La lecture engagée

Comme son nom l’indique, la lecture engagée n’a rien à voir avec un simple résumé. Il ne s’agit en aucun cas d’ouvrir un livre pour en extraire bêtement le contenu avant de le synthétiser. Ce mode de lecture suppose au contraire de saisir le sens des mots, de se poser des questions. En rédigeant cet article, je pense majoritairement à l'exploitation de livres de non fiction. Je vous l’accorde : les romans ouvrent également de nombreuses pistes de réflexion !

Au fil des pages, tâchez de mettre de côté les passages ou citations qui feront naître en vous l’inspiration. Appropriez vous des concepts, mettez des conseils ou stratégies en application. Adoptez VOTRE code de notation, faîtes confiance à votre intuition pour passer à l’action.

Vous pouvez recourir à des formes ou symboles, utiliser différentes couleurs, tout est bon ! De cette façon, au moment voulu, vous pourrez très facilement retrouver de précieuses informations. Vos notes seront peut-être à l’origine d’une toute nouvelle création !

Plongez vous dans le livre choisi pendant quelques minutes, quelques heures. Lisez avec la tête, les tripes et le cœur !

notes

Le prix Goncourt

Il s’agit du prix littéraire le plus convoité. Grâce à lui, les poètes, biographes et romanciers français les plus imaginatifs sont récompensés. Pour l’obtenir, inutile de postuler. Sur un ouvrage, l’éditeur doit une seconde fois parier. Par ce même éditeur, au président du jury, l’ouvrage en question doit être envoyé.

En d’autres termes, cette distinction peut tomber dans votre escarcelle comme une grosse goutte de pluie sur le coin de votre nez. Peut-être même penserez vous ne pas la mériter. Pas de panique : une fois seulement,cela peut vous arriver.

Pour départager les auteurs en concurrence, à trois reprises, les dix membres du jury vont voter. Entre quatre finalistes, ils devront finalement trancher. En novembre de chaque année, le grand vainqueur est annoncé. A ce jour, par Didier Decoin, ce grand jury est présidé. Ce dernier succède à Bernard Pivot qui en 2019, choisit de démissionner. D’un statut honorifique, il préfère se contenter.

En 1892, par Edmont de Goncourt, ce prix prestigieux est créé. En 1902, l’académie du même nom voit le jour et un an plus tard, le tout premier lauréat est dévoilé. Je suis de votre avis : c’est un truc de fou. Cela dit, pourquoi pas vous ?

 

Goncourt

 

 

12 mai 2020

La bête

 

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Chers lecteurs, 
Dehors, dedans, le Coronavirus est partout. Même déconfinés, soyez prudents et prenez soin de vous. Le confinement nous permettra sûrement d'en venir à bout. Pour cela, ne faites pas de folies, ne gâchez pas tout. A vous, les professionnels de santé, je dis merci pour tout! 

Tu nous arrives de Chine, sale bête

Tout à coup, tu nous prends la tête

Tu n’es qu’un intrus, rien de plus

Tu t’appelles Coronavirus

 

Tu sévis dans le monde entier

Très vite, tu nous fais confiner

Tu nous prives de nos libertés

Tu prends plaisir à nous tuer

 

Notre moral joue au yo-yo

On a des bas et puis des hauts

Dedans, dehors, tu es partout

Tu penses avoir raison de nous

 

Tu veux détruire nos sociétés

Tu nous empêches de nous aimer

Oui, tu nous fais vraiment très peur

Tu fais souffrir nos pauvres cœurs

 

La grande guerre, tu l’as déclarée

Contre toi, on est tous ligués

On se bat et on va gagner

Très bientôt, tu vas trépasser !

 

 

image virus

 

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01 février 2020

Les phrases en or : épisode 7

L'auteur regarde l'Histoire par une autre fenêtre

Cette phrase fort intéressante a été prononcée par l'écrivain Franck Bouysse sur le plateau de la grande librairie, émission littéraire hebdomadaire animée par le talentueux François Busnel. En prononçant ces mots, l'auteur dit vouloir aténuer la souffrance causée par de nombreux événements historiques nationaux ou internationaux. Sur certains de leurs aspects, il dit pouvoir se focaliser. Sur eux, il compte bien mettre l'accent tandis que d'autres seront mis de côté. Ces évènements, il est possible de les embellir, de les déformer. A tout moment, les écrivains peuvent en modifier l'origine ou le déroulé. il ne s'agit en aucun cas de les oublier mais plutôt de les vivre autrement pour mieux les assumer. Oui, les souvenirs doivent être cultivés mais non, ils ne doivent pas nous empêcher d'avancer. 

Personnellment, je n'oublie pas non plus la petite histoire. Selon moi, chacun de nous peut se réinventer une vie au coeur de laquelle certains chapitres seront ajoutés ou d'autres supprimés. Plus que d'autres, certaines personnes peuvent compter. Du fond de notre imagination, à tout moment, des personnages peuvent émerger. Par notre moi intérieur, nos proches, notre société ou notre quotidien, ceux-ci nous sont inspirés. Sur eux, nous pouvons peut-être nous défouler. Grâce à eux, nous aurons sans doute l'occasion de faire bouger les choses ou du moins de témoigner. Bref, nous saisirons bien des opportunités.

Si nous posons les mots sur le papier, nous savons toutes et tous nous écouter. Grâce à nos écrits, nous accédons à la VRAIE liberté. Compilés ou non dans un livre, les mots qui composent notre belle langue nous permettent de nous exprimer. Nous pouvons choisir de dépeindre des réalités ou au contraire de nous laisser aller.

De quel côté préférez vous vous placer?  Pour le savoir, écrivez!

fenetre

La grammaire est une chanson douce

Elu à l'académie française, Erik Orsenna a toujours aimé et défendu la langue de molière. Il est conscient de sa richesse, de toutes les nuances qu'elle permet de faire. Pour elle, il est capable d'analyser, de conter et de raconter. Une série de six contes, il a donc créé. Je vous en recommande un dont voici un court résumé.

Scolarisés en classe de CM2, Jeanne et Thomas partent en vacances aux Etats-Unis pour passer du temps chez leur mère. Hélas, leur bateau doit affronter une énorme tempête et n'arrivera jamais à destination. Les deux enfants en resssortiront vivants mais muets. Ils échoueront sur une ile bien mystérieuse, île sur laquelle ils devront tout réapprendre.......

Grâce à une intrigue concentrée et bien ficelée ainsi que de riches illustrations, l'académicien témoigne de l'amour porté à sa lange, sa culture et sa nation. Il évoque non seulement la grammaire mais aussi certains auteurs clé, le poids des mots ou leur rareté. son conte est publié aux éditions Stock et paru le 28 janvier 2001. Croyez moi : il s'agit d'un grand petit livre à mettre entre toutes les mains!

 

Grammaire