Prête moi ta plume

14 décembre 2018

Les phrases en or : épisode 5

Le livre est un détonateur.

Lors d'une interview dnas une petite librairie de province, Amélie Nothomb a prononcé cette phrase. Ce faisant, elle tentait de définir les bons livres. Je lui donne mille fois raison. L'écriture est un art extrèmement riche. Dans la langue de Molière, nous avons toutes et tous la possibilité de véhiculer nos messages, soumettre nos idées et les défendre. Plus ou moins talentueux et expérimentés, les auteurs sont pleins d'intentions et de convictions. Ils écrivent pour émouvoir, promouvoir, militer, s'évader.....

En publiant leurs romans ou autres ouvrages, ils espèrent susciter des réactions ou provoquer diverses émotions. On s'attache à leurs personnages, on peut peut être les détester. Ces derniers peuvent nous dégoûter, nous faire rire ou pleurer. Certains propos peuvent nous frapper, faire naître en nous une réflexion. On décide de réfuter ou corroborer certains arguments, partager une vision ou une opinion. Certains d'entre nous ont de véritables déclics ou prises de conscience.

Ils prennet alors des des initiatives ou initient un quelconque mouvement. La lecture est peur eux un élement déclencheur, une activité qui ne laisse jamais indifférent.  c'est ainsi et pas autrement. Le livre n'est pas seulement un produit commercialisé mais également une bombe prête à exploser. Ne cherchez pas à la désamorcer : elle est trop bien programmée!

Lire, c'est être mis face au réel dans sa forme la plus concentrée.

Cette seconde affirmation est extraite de son roman Antéchrista, publié en 2003. A mon sens, elle est bien plus discutable que la précédente. Oui, la lecture est une ouverture sur le monde. Elle permet de s'informer et de voyager sans même quitter le canapé dans lequel on est confortablement installés. Elle peut nous transporter loin, très loin dans le passé. Dans les livres sont décrites des scènes tirées de notre quotidien ou faisant écho à l'actualité.

D'un autre côté, les genres littéraires sont tous différents, très variés. Si je me réfère à la science fiction ou à la fantasy, je constate que le réel est déformé. Certains auteurs nous poussent même à délirer. Ils prétendent établir des liens avec nos sociétés. Cependant, pour les trouver, il faut souvent bien chercher......

Dans tous les cas, ouvrons grands nos yeux et nos esprits! La lecture étonne, émerveille,  interpelle : ce n'est pas fini!

Bombe

 


11 décembre 2018

Sciences humaines

Vous le savez : la presse écrite est plutôt mal en point. Les français la lisent de moins en moins. Cependant, à mon sens, les choses peuvent encore changer. Je continue à y croire. C'est pour cette raison que je reviens vous voir. Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'une revue qui ne cesse de m'intéresser. 

Il s'agit de sciences humaines dont le premier numéro est paru en novembre 1990. Ce magazine exixte depuis bientôt 30 ans,il ne faut pas le laisser partir aux oubliettes! Comme vous pourrez le constater, ses rédacteurs piochent un peu partout. Il y en a vraiment pour tous les gôuts. On y parle d'éducation, de sociologie ou de psychologie. Vous pourrez aussi y lire des articles sur différentes tribus ou étnies. Pourquoi pas partir en Amazonie? 

Vous pouvez vous contenter de textes courts ou au contraire feuilleter un hors série, un grand  dossier. La rédaction tient compte de l'actualité et de l'évolution des sociétés. C'est pourquoi, il peut être question d'immigration, de violence ou de sexualité. Je n'oublie pas non plus l'alimentation ou la communication. Les rubriques sont si nombreuses que je ne peux toutes les citer. Je prendrais le risque d'en oublier. Chaque mois, certaines sont ajoutées ou supprimées. Certains sujets ont la priorité. Le focus peut être mis sur une personalité.

En revanche,des lectures vous seront systématiquement suggérées. Il s'agit le plus souvent de témoignages ou d'ouvrages de réflexion. Sur les dernières pages, vous retrouverez l'agenda : certains évènements retiendront peut être votre attention. En rédigeant cet article, j'ai voulu vous aider dans la sphère professionnelle comme privée. Vous seuls pouvez me dire si oui ou non j'y suis arrivée.

Vous pouvez vous abonner comme moi ou simplement le lire une fois. Si vous ignorez mon conseil, je ne me vexerai pas. La décision vous appartient et je vous retrouve très bientôt. Noël approche et sur ce blog vous attendent de nombreux petits cadeaux!

 

Sciences humaines

 

 

05 décembre 2018

Lionel Behra

Présentation

Vous le savez : j'écris régulièrement, j'aime sincèrement les mots et espère un jour publier mon premier ouvrage. Le 17 novembre dernier, j'ai eu l'honneur et le plaisir de rencontrer un auteur Nancéien qui j'en suis certaine regorge de talent. Je me devais de vous le présenter et m'apprête à la faire dés maintenant.

Lionel Behra est à la fois romancier et professeur de droit. Fan de séries à suspense telles que 24h chrono, Lost ou scandal, il ponctue ses récits de nombreux rebondissements. Il aime non seulement les enquêtes policières mais aussi la science fiction ou l'histoire. Amateur de  scrabble, il choisit ses mots avec le plus grand soin.

Ses romans

A ce jour, monsieur Behra a publié trois romans et une encyclopédie pour enfants. Si vous souhaitez les découvrir, vous pouvez vous servir!

- les arcanes du temps, 2013

-l'auréole des condamnés, 2014

- ubiquity ,2016

- l'encyclopédie des revenants et des non-morts : fantômes, vampires et zombies , 2017

 

Pour contacter l'auteur, rendez lui visite sur canalblog!

 

Lonel Behra

 

23 novembre 2018

Avec le temps.....

Je lis des ouvrages divers et variés. J'écris beaucoup sans jamais avoir publié. Pourtant, les livres commencent à me parler. Mes efforts commencent à payer. Un jour, j'espère les voir récompensés. Je choisis mes thèmes, mes mots, les temps employés. Cette micro expérience, c'est avec vous que j'ai choisi de la partager. En rédigeant cet article, je souhaite vous éclairer.

Commençons par le commencement. Voyons ce qui se passe si vous vous exprimez au présent. Une chose est sûre : vos écrits seront plus vivants. Vous impliquerez davantage vos lecteurs et les inciterez à la visualisation. Ils participeront à chacune de vos scènes, à leur façon.  Ils entreront dans votre intrigue. Comme elle, ils progresseront pas à pas. Eux seuls décideront de s'arrêter ou pas.

Le passé composé permet de revivre une expérience de l'intérieur. Le passé hante vos personnages et leur ronge le coeur. Ils ont mal, peut être peur. Bien que l'évènement soit ponctuel, ils ne peuvent pas l'oublier. Avec vos lecteurs, ils ont des tas de sentiments à partager. Egalement appelé temps du récit, l'imparfait et le passé simple ont leurs fonctions respectives.

Le premier sert souvent les descriptions. Grâce à lui , on parle de nos habitudes ou marque une évolution. Le second permet de relater les faits de l'extérieur. La prise de distance est volontaire. Les interveanants peuvent être des personnages secondaires. Si vos héros s'expriment au passé simple, ils font preuve de détachement et n'accordent que peu d'importance aux évènements. Enfin, le conditionnel permet avant tout d'émettre des hypothèses. Couplé avec l'imparfait, il peut inciter les leceurs à la rèverie. Ma foi, j'espère que vous avez tout compris!

N'oublions pas le futur simple qui peut lui aussi nous donner du fil à retordre. Tout comme le conditionnel, il est synonyme de projection et permet de poser certaines conditions. Il donne également à vos personnages une bien belle ocasion : celle d'affirmer de fermes intentions Je précise que mes remarques ne s'appliquent qu'à la fiction.. Ma foi, tâchez de ne pas vous emméler les crayons!

 

Temps

 

10 novembre 2018

Sabine

Depuis ma prise de fonction au collège Louis Pasteur en septembre dernier, mes proches me comparent à un gros matou qui attend avec impatience les deux mois d'été pour partir en vacances avec toute sa marmaille et ne rien faire d'autre que se dorer la pilule au soleil ou bouffer une grosse glace entre deux baignades. Mon maître ne serait qu'un simple fonctionnaire formaté qui se contente de réciter les mêmes règles de grammaire d'une voix soporifique avant de quitter la salle de cours sans demander son reste. La seule chose qui compte, c'est de voir tomber les pepettes à la fin du mois.

Mon amie d'enfance, plus vache encore, me surnomme Mme la commissaire Selon elle, je me bousille la santé en ramassant les nombreuses boulettes de papier balancées en direction de mon bureau. Je perds un temps précieux en essayant de recadrer les retardataires, absents ou fumeurs multirécidivistes. Je suis assez barge pour vouloir faire taire les pipelettes professionnelles ou émerger les marmottes imperturbables. Je contribue à vider et ramollir ma cervelle de moineau en encaissant les pires injures ou en essayant de remobiliser ces cons finis, cette bande de cas sociaux ou de bons à rien.

Non, le métier d'enseignant n'est pas de tout repos,encore moins dans le secondaire. Non, je n'ai aucun pouvoir magique. Non, je ne peux pas faire de miracles ni changer le monde mais oui, j'ai choisi l'anglais. Je me suis battue, j'ai gagné le droit d'exercer et je le fais avec enthousiasme J'ai l'intime conviction d'agir à mon niveau pour faire bouger les choses.

En effet, mes apprenants et moi-même voyageons sur une planète bien particulière. Certains sont effrayés et d'autres intrigués ou émerveillés à l'idée d'en fouler le sol. Ensemble, nous évoquons d'autres croyances, traditions ou modes de vie. Nous ouvrons notre esprit pour échanger, partager et redessiner un monde plus respectueux de nos différences. Quelle belle aventure !

C'est avec plaisir que je permets aux plus curieux de s'aventurer dans des contrées plus ou moins lointaines pour non seulement consolider leurs acquis mais aussi et surtout s'en mettre plein les yeux. Ils peuvent alors acheter les babioles qu'ils offriront à leurs familles ou encore déguster les plats qu'ils ont eux-mêmes commandé. Pas mal, non ?

Au fil des semaines, des liens se tissent et tous passent de très bons moments en ma compagnie. Ensemble, ils s'amusent et gravissent une à une les marches qui mènent à la réussite. Fiers de leurs parcours respectifs, ils osent s'exprimer sur des sujets divers et variés ou exposer des idées parfois farfelues. Les plus avancés prennent tous les risques et se lancent des défis de taille ou affichent les meilleurs résultats. Chapeau bas !

Avec du temps, de l'énergie, de la volonté et une bonne dose de patience, je parviens le plus souvent à rassurer ou remotiver les plus fragiles. Certains s'entretiennent avec moi en espérant résoudre des énigmes plus ou moins coriaces Je les écoute attentivement et fais tout mon possible pour leur fournir les réponses attendues, la clé qui leur ouvrira de nouvelles portes.

Pour former les locuteurs de demain, il faut souvent se creuser la tête, se montrer créatif et novateur. Il faut donner et se donner. Croyez moi, les efforts paient. Rien ne vaut leurs sourires, leurs éclats de rire, leurs petits mots ou petites intentions. Rien n'est plus beau que leurs yeux pétillants de bonheur.

Bravo, merci et à l'année prochaine !

Bien que pure fiction, le texte que j'ai rédigé est en lien avec mon métier d'enseignante. Je tiens d'ailleurs un blog pédagogique que vous pouvez consulter à cette adresse :

www.pedagogix.net

Vous pouvez aussi consulter le blog de mon amie proche qui elle aussi publie ses crits personnels, sans pour autant me copier : www.mafacondecrire.fr

N'hésitez pas à vous exprimer :)

 

professeur

 

 

 

 

 

 


Les donneurs de voix

En 1972, Charles-Paul Wanenbruck, médecin ophtalmologiste, ouvre la première biliothèque sonore française. Cet établissement voit le jour à Lilles. Au jour d'aujourd'hui, l'association des donneurs de voix compte 114 bibliothèques réparties sur tout le territoire national. Pour permettre aux mal-voyants ou non voyants d'accéder à la lecture, les bénévoles enregistrent leur version audio de bien des ouvrages, grands classiques ou relativement récents.

Ils choisissent eux-mêmes leurs titres, sous réserve que ceux-ci ne soient pas déjà répertoriés dnas le catalogue national. On évite les doublons, c'est tout à fait normal. Ils donnent de leur voix et de leurs temps. Cette belle action est bien plus longue à réaliser qu'une lecture muette, surtout pour un débutant. Pensez à tout ce que vous pourriez apporter, des milliers de personnes vont sans doute vous remercier. Cela dit, réfléchissez bien avant de vous engager!

Pour devenir bénévole, il vous faut utiliser correctement votre ordinateur personnel (PC ou Mac) sur lequel sera installé un logiciel. Le personnel sera là pour vous former mais les connaissances informatiques de base devront être préalablement maîtrisées. Vous devrez vous-même classer les différents chapitres dans des dossiers prévus à cet effet. Il n'y a pas de date butoir pour déposer un enregistrement, seulement un quota à respecter tous les ans.

Aux côtés des donneurs de voix, il y a les donneurs de temps. Tous ces gens assurent les permanences hebdomadaires, préparent des enveloppes. Ils peuvent également envoyer des CD ou en contrôler la qualité. Les adhérents de chaque bibliothèque doivent souffrir d'une pathologie ou d'un handicap visuel reconnu. Si vous pensez pouvoir les aider, vous ne serez pas déçus. Chaque année, un prix est decerné. Un jour, peut être, vous le recevrez!

Je suis moi-même intervenue pendant quelques mois à la bibliothèque sonore de Nancy, mise en place au sein de la médiathèque municipale. On avait mis ma diction à contribution. Bien que retirée du dispositif, je considère la lecture comme un trésor. Pour le faire découvrir, on peut bien faire un effort!

 

aveugle

L'escape book

J'en suis sûre : vous aimeriez parfois qu'un roman s'achève autrement. Selon vous, une fin se travaille et se prépare, elle ne se décide pas n'importe comment. En refermant un livre, vous êtes surpris, frustrés ou au contraire entousiasmés. Il y a peut-être quelques petites choses que vous aimeriez modifier. J'ai trouvé la solution. Par le biais de cet article, je vous donne l'opportunité de prendre le pouvoir et de renverser la situation.

Dérivés des escape games, les escape books ne sont pas de simples romans. En vous plongeant dedans, vous en prenez les commandes. Vous êtes les héros ou anti héros, investis d'importantes missions. Ca ne rigole pas, attention! Vous devez résoudre des problèmes ou énigmes pour espérer vous en sortir. Si vous échouez, vous pourriez rester enfermés dans une tour ou coincés dnas un labyrinthe. Dieu merci, c'est pour de rire!

Il vous faut prendre des décisions ou faire des choix, voire même livrer de véritables combats. Peut être votre énergie et votre bonne humeur ne suffiront-elles pas? En tout cas, vous trouverez à coup sûr le livre qui vous plaira. Vous pouvez piochez dans bien des univers, avez l'embarras du choix. Pourquoi ne pas incarner Scherlock Holmes, Harry Potter ou encore Robin des bois?

Essayez donc, on en reparlera!

Ssherlock holmes 2

 

 

 

 

07 novembre 2018

Home sweet home......

 

On m'a souvent dit que les anglais étaient froids, distants et impolis. On m'a souvent déconseillé de les rencontrer. En effet, je passerais des journées entières sous la pluie. Je risquais de ne pas digérer leur fameuse jelly ou leurs petits pois transparents et pas si petits que ça. Franchement, les clichés, je m'en balance . J'ai quelques semaines de vacances, alors je me lance !

Dans ma famille, tout le monde le sait : je suis une globe trotteuse. Je dois absolument visiter la capitale, ça ne peut plus attendre. Je prends place sur le London eye et je vois tout de haut. Quelle belle ville ! Je me pose ensuite pour écouter sonner les cloches de Big Ben ou me rendre à Buckingham Palace. Non, je ne pourrai pas saluer cette chère Elizabeth mais maintenant, je sais où réside cette reine tant aimée. Le moins que l'on puisse dire, c’est qu'elle ne se refuse rien !

Me voilà maintenant dans le nord et quand yen a plus, yen a encore ! Je fais escale à Liverpool, dans le Merseyside. Là, je visite trois incontournables musées. Il y a d'abord le Maritime Museum qui nous relate le triste naufrage du Titanic puis the International Slavery Museum qui nous rappelle que l'esclavage a fait bien des ravages.... Il ne faut pas non plus oublier The Cavern Club, ce lieu qui a lancé une bien belle carrière, celle de quatre garçons dans le vent. Vous me suivez toujours ?

J'ai crapahuté toute la semaine et ce week-end, j'ai décidé de m'éclater. Je passe deux jours à Blackpool, célèbre station balnéaire du Lancashire. J'admire la fameuse tour, je m'offre d'agréables baignades et joue quelques heures au casino. Ça fait du bien !

Après avoir côtoyé les jeunes déchaînés, je me ballade dans le Lake District ou le long de réservoirs naturels. Ensuite, je m'accorde un peu de répit dans le Derbyshire. Je suis entourée de collines verdoyantes ou petit murets de pierre noire. Je traverse de petits villages typiques,comme par exemple Tideswell. Lorsque j'arrive à Buxton, je ne suis pas déçue. Je continue à profiter de Dame Nature , tellement apaisante...

Bien reposée, je peux attacher ma ceinture et faire un long voyage dans le temps. En effet, je m'en vais à Chester, jolie ville médiévale ou j’assiste à une belle parade. C'était joli, j'en redemande. Je prends le train pour York, ancêtre de la grosse pomme. Je peux alors marcher le long de beaux remparts, déambuler dans de petites rues étroites ou encore replonger au temps des Vikings. Pas mal, non ?

Mes vacances furent donc bien chargées mais aussi très agréables. Croyez moi, j'ai très bien mangé. Le fish and chips, grand classique britannique n'est pas si infecte finalement ! Que diriez vous d'un délicieux cheescake au citron ou à la framboise, de délicieuses pâtes cuites parfumées aux fruits divers et variés. Je ne peux pas non plus oublier les bonnes pommes de terre grillées ni les yorkshire puddings, ces petites galettes de farine que l'on sert avec le roast dinner.... Quel régal ! L’Angleterre, je m'y sens chez moi, je ne plaisante pas.....

 

 

Angleterre

 

04 novembre 2018

Les phrases en or: épisode 4

L'amour ne se partage pas : il se multiplie

Pleine de bons sentiments, cette citation est extraite du roman phare d'Agnès Ledig, intitulé Marie d'en haut. Marie, l'héroine s'adresse à sa fille Suzie pour la rassurer. Elle lui explique une chose qui lui paraît capitale. Même si d'autres gens entrent dans sa vie, rien ne changera. Elle l'aimera toujours autant et de la même manière. Le lien qui les unit est non seulement fort mais surtout profond et unique. Il semble également éternel.

Romancière extrèmement sensible, Agnès Ledig partage sa vision des relations humaines. Selon elle, bien que différentes, celles-ci sont toutes empreintes d'amour. Ce sentiment universel revêtit plusieurs formes mais garde toujours la même intensité. Qu'il s'agisse de notre famille, de nos voisins ou amis, nos proches comptent pour nous. Ils sont importants à nos yeux, partagent avec nous bien des expériences, opinions ou centres d'intêret. Chaque lien que nous tissons avec autrui doit être entretenu, le moindre èvênement doit être pleinement vécu. Du jour au lendemain, le cours des choses peut changer. Tout peut très vite évoluer. Il faut communiquer, vivre au présent et dire les choses quand il est encore temps.  Agnès Ledig le sait, elle nous incite à profiter,  savourer. Prenez le temps de vous poser!

Personnellement, je lui donne entièrement raison. Mes proches sont ma priorité. Du temps, de l'argent, de l'énergie: je peux tout leur donner. Je voudrais cependant aller plus loin, évoquer l'amour que l'on peut avoir pour une activité, un bien. Nous rêpétons certaines actions, plus ou moins régulièrement. Nous nous invesstissons, plus ou moins fortement. Il est bon de savoir pourquoi, comment. Jusqu'où sommes nous disposés à aller? Si les choses s'arrêtaient, que pourrait il nous arriver? Si vous répondez correctement à ces questions, alors vous vous connaissez. Vous anticipez les choses avec une relative facilité. Cependant, tout ne peut pas se contrôler!

Soyez heureux, prenez soin de vous en saissant chaque oportunité. Ainsi, vous aurez moins de choses à regretter!

 

coeur

 

30 octobre 2018

Clara

Après trois échecs, je décide de tenter le tout pour le tout. Malheureusement, rien ne prend. Je vais de désillusion en désillusion. Au plus profond de moi, je me sens meurtrie. Mon pauvre corps de femme est tout abîmé. Après toutes ces années de galères, je baisse les bras. Je n'y crois plus le moins du monde. Dans mes yeux comme dans mon cœur, après avoir longtemps vacillé, la flamme s'est éteinte. Les jours se suivent et se ressemblent. L'amour et la présence de Thomas ne parviennent pas à combler ce vide immense qui me caractérise.

20 mars 1997. Comme tous les matins, je suis à la fois lasse et angoissée. Je n'ai aucune envie de me lever. En fait, je n'ai envie de rien. J'aimerais juste qu'on me fiche la paix. Pourtant, d'un coup d'un seul, ma vie toute entière est bouleversée. Je crois rêver mais une fois pincée par Tommy, je me rends à l'évidence : je suis enceinte. Neuf mois durant, je vais porter ce petit être tant désiré. Excitée comme une puce, j'essaie tant bien que mal de garder mon calme. Dans ma petite tête habituellement si creuse, tout se bouscule: il ou elle ? Quel prénom allait on bien pouvoir lui donner ? A qui ce bébé va t'il ressembler ?

24 décembre 1997 Dans l'ensemble, on peut dire que la grossesse se passe bien. Seul petit bémol : les dernières nuits ont été particulièrement difficiles. Une fois de plus, le petit Yaël se fait attendre. Chaque jour est un jour de trop. Je suis tellement fatiguée... Confortablement assise près de la cheminée, je m'apprête à entamer un nouveau chapitre quand soudain.... c'est le moment !

Après d'intenses efforts, Yaël Perrel est né. En apparence, ce petit homme a l'air craquant. Pour ma part, je ne réalise pas du tout. L'arrivée de mon fils ne me fait ni chaud ni froid. Il paraît qu'il devrait m’inonder d'amour dés les premières secondes. Son tout premier cri devrait résonner comme un éclat de joie. Chez moi, c'est tout l'inverse. Ce moment magique me paraît insurmontable. Dans ma vie est entré un véritable petit monstre dont les pleurs me paralysent. Cette étrange créature m'impressionne réellement. L'excitation laisse place à une peur panique. Totalement désorientée, je verse toutes les larmes de mon corps. Mes mains tremblent et mon cœur saigne. Je suis morte de trouille et ne peux rien y faire. Pourquoi ?

Je ne peux ni le toucher ni soutenir son regard. Il hurle à m'en crever les tympans. Je suis sa mère mais je ne le supporte pas. Il m'appelle, il me parle mais je ne le comprends pas. Je ne l'aime pas. Pour tout vous dire, il m'encombre. Je voudrais pouvoir m'en séparer mais je ne peux reculer. Au fil des heures, ma tête prend l'apparence d'une citrouille. Cette citrouille, le père noël est venu la creuser pour y glisser des tonnes d'emmerdes. Franchement, il m'a pas gâtée ! J'en peux plus, je vais exploser. Thomas et moi avons au moins un point commun : l'impuissance. Il ne sait que dire ni que faire pour me venir en aide. Il ne veut pas lâcher ma main. Il m'embrasse, me chuchote des mots tendres. Il me dit que j'ai bien bossé, qu'il sera là pour me relayer. Le temps passe mais rien y fait. De violentes bourrasques viennent balayer mes beaux projets. Tous mes rêves s'envolent . Adieu mon couple, adieu mes amis, adieu ma liberté.... Yaël m'a tout volé. Je devrai pourtant l'apprivoiser. Serai-je à la hauteur ? Ce soir, j'ai compris une chose : le bonheur n'existe pour personne. Mes blessures ne pourront sans doute jamais se refermer. C'est un cauchemar, une malédiction ! Sortez moi de là !

 

 

 

Bébé